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mercredi 7 octobre 2020

Je me souviens #10

piscine-municipale-camping-monflanquin
En août 1986 ou 1987, je découvre le golf de manière peu orthodoxe. Dans le Lot-et-Garonne, près des tennis du Camping municipal de Coulon. Le fils du médecin du village a apporté dans son sac quelques clubs de golf, un tea et une balle. Devant nous, la longue étendue d’un terrain de rugby à l’herbe rase. Malgré ses conseils, les tentatives de notre petite troupe de vacanciers et de locaux sont peu concluantes. Dans le groupe, une force de la nature se tient quelque peu en retrait. Dès qu’il frappe la balle, son swing est presque parfait. Catapultée à vive allure, la balle ne tarde pas à s’élever très haut et très loin dans les airs avant d’atterrir au-delà du grillage de la piscine municipale, dans le grand bassin au milieu des baigneurs. Penauds et hilares, nous nous approchons du grillage pour réclamer le précieux projectile à une nageuse hébétée qui n’en croit pas ses yeux. Sur leurs serviettes alentour, les adultes nous dévisagent, avant de nous voir nous éloigner, en pouffant de rire, le cœur au bord des lèvres. (Golf aquatique)

jeudi 2 février 2017

Je me souviens #6

À Éric, Gigi, Béa et Isa, François, Babic, Fred H., Thierry, Pater, Pierre,
Hervé V., Nathalie, Christine, Jean-Marc, Hervé D., Nicolas L. et B., Cyril,
David D. et C., Karine, Yvonne, Sophie, Thomas, Renaud, Anne, Céline et Christophe,
Sandra, Véro, Manu et tous les copains-copines d'alors,
mon frère, mes parents et leurs ami(e)s de ce beau temps-là...

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Je me souviens des Soirées Loto du Camping municipal de Monflanquin où les familles se répandaient en longues tablées sur des tréteaux qui avaient été dressés à la hâte à travers toute la salle du Gymnase, espérant remporter le filet garni ou le sempiternel jambon de Bayonne.
Les familles, têtes baissées, avaient les yeux rivés sur leurs grilles de chiffres et posaient ou non, à l'aide de grains de maïs, le chiffre que le speaker annonçait au micro après avoir plongé la main dans une cage de fer où les balles numérotées caracolaient continuellement dans un bruit de roue libre.
Quand le jeu était bien engagé, en milieu de soirée, c'est généralement le moment opportun que nous choisissions, Éric B. et moi, pour nous poster à l'étage, près de l'escalier donnant directement vers la porte de sortie ouverte sur la rue.
« Au signal ! », nous projetions par-dessus la rambarde de pleines poignées de maïs qui s'écrasaient alors sur les tables en contrebas, tandis que nous dévalions déjà quatre à quatre les escaliers dans un énorme fou-rire de sales garnements, savourant notre forfait, au milieu de la nuit étoilée de nos rires. (Soirées Loto 1980-1982)

(Courts textes en cours, 2011-....)