Ce blog est un laboratoire à ciel ouvert. Vous y trouverez des textes, articles et notes de lectures sur la poésie d'aujourd'hui. Succédant à « Poebzine » (2010-2016), il poursuit la belle aventure du feu.
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mercredi 7 octobre 2020
Je me souviens #10
En août 1986 ou 1987, je découvre le golf de manière peu orthodoxe. Dans le Lot-et-Garonne, près des tennis du Camping municipal de Coulon. Le fils du médecin du village a apporté dans son sac quelques clubs de golf, un tea et une balle. Devant nous, la longue étendue d’un terrain de rugby à l’herbe rase. Malgré ses conseils, les tentatives de notre petite troupe de vacanciers et de locaux sont peu concluantes. Dans le groupe, une force de la nature se tient quelque peu en retrait. Dès qu’il frappe la balle, son swing est presque parfait. Catapultée à vive allure, la balle ne tarde pas à s’élever très haut et très loin dans les airs avant d’atterrir au-delà du grillage de la piscine municipale, dans le grand bassin au milieu des baigneurs. Penauds et hilares, nous nous approchons du grillage pour réclamer le précieux projectile à une nageuse hébétée qui n’en croit pas ses yeux. Sur leurs serviettes alentour, les adultes nous dévisagent, avant de nous voir nous éloigner, en pouffant de rire, le cœur au bord des lèvres. (Golf aquatique)
jeudi 2 février 2017
Je me souviens #6
À Éric, Gigi, Béa et Isa, François, Babic, Fred H., Thierry, Pater, Pierre,
Hervé V., Nathalie, Christine, Jean-Marc, Hervé D., Nicolas L. et B., Cyril,
David D. et C., Karine, Yvonne, Sophie, Thomas, Renaud, Anne, Céline et Christophe,
Sandra, Véro, Manu et tous les
copains-copines d'alors,
mon frère, mes parents et leurs ami(e)s de ce beau temps-là...
Je
me souviens des Soirées Loto du Camping municipal de
Monflanquin où les familles se répandaient en longues tablées sur
des tréteaux qui avaient été dressés à la hâte à travers toute
la salle du Gymnase, espérant remporter le filet garni ou le
sempiternel jambon de Bayonne.
Les
familles, têtes baissées, avaient les yeux rivés sur leurs grilles
de chiffres et posaient ou non, à l'aide de grains de maïs, le
chiffre que le speaker annonçait au micro après avoir plongé la
main dans une cage de fer où les balles numérotées caracolaient
continuellement dans un bruit de roue libre.
Quand
le jeu était bien engagé, en milieu de soirée, c'est généralement
le moment opportun que nous choisissions, Éric B. et moi, pour nous
poster à l'étage, près de l'escalier donnant directement vers la
porte de sortie ouverte sur la rue.
« Au
signal ! », nous projetions par-dessus la rambarde de pleines
poignées de maïs qui s'écrasaient alors sur les tables en
contrebas, tandis que nous dévalions déjà quatre à quatre les escaliers dans un énorme fou-rire de sales garnements,
savourant notre forfait, au milieu de la nuit étoilée de nos rires. (Soirées Loto 1980-1982)
(Courts textes en cours, 2011-....)
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