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mardi 9 mars 2021

Serge Gainsbourg (1928-1991)

« Je parle de cul, je parle de baise, ce n’est pas un scandale. C’est une fonction animale. Il faut faire avec. Qui baise qui ? Quelle importance ? Des hommes, des femmes, on s’en fout. (...) Vous savez combien de millilitres d’éternité nous avons à vivre… alors qu’on nous foute la paix. Je suis sincère avec moi-même. Et c’est pour ça que je suis là depuis 25 ans. »

Serge Gainsbourg (1928-1991) interviewé, le 8 octobre 1984, sur Soir 3 par Henry Chapier pour la sortie de son album Love on the Beat.

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© Photo de Serge Gainsbourg par Tony Frank.

mardi 2 mars 2021

Serge Gainsbourg, Ecce Homo (1928-1991)

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© Photo Gainsbourg - Tony Frank
Tout le monde parle de Serge Gainsbourg. Je crois que c’est grâce à mon frangin que je l’ai connu même si son personnage d’artiste et de provocateur ne me laissait jamais indifférent à tel point que je scrutais chacune de ses apparitions dans toutes les émissions télé de l’époque.
Ma mère avait son 45 Tours sulfureux, où Jane B. émet des râles de plaisir…  et beaucoup plus tard encore, dans sa Renault 5 jaune citron, elle mettait, volume à fond, « Love on the Beat » et « Lemon Incest » en me déposant, confus, devant le passage piéton de la petite Coop, près de la gare du village, sous le regard ahuri des passants.
Un jour, je pique
le Live 86 de Gainsbourg au Casino de Paris dans les caisses de disques de mon frère, sous la table de mixage et les deux platines, sur laquelle l’artiste pose, l’air suffisant, chemise ouverte dans une pose statuaire.
Dans ma petite chambre au-dessus du garage, quand je pause le saphir de ma chaîne hifi Hitachi sur le microsillon du 33 Tours, c’est le choc, la vraie révélation : la puissance des mots et un univers poétique moderne, à part entière, qui rentre en alchimie totale avec la musique. Sorry Angel, I’m the boy, Dépression au-dessus du jardin, Marilou sous la neige, Oh my lady héroïne…
En avril 1988, j’ai 16 ans. Je suis dans la fosse de la Foire commerciale de Lille, où j’assiste au concert de Serge Gainsbourg de la tournée de l’album « You’re under Arrest » où il est accompagné de plusieurs musiciens américains hallucinants, dont un bassiste black qui a le funk dans la peau et frappe les cordes de son instrument avec la technique du tapping…
J’y retrouve aussi, avec étonnement, dans la foule chahutée des premiers rangs, Anne-Sophie Serré, une des plus jolies filles de ma classe de Lycée ! Mais je prends la mouche quand Gainsbourg, s’allumant clope sur clope, avec son briquet zippo, entre deux chansons, dans un nuage de fumée, lance dans notre direction :
« Ça va les pisseuses, les pisseux ! » alors que c’était mon dieu, me faisant soudainement trébucher du piédestal de cette adolescence dorée.
(Sacré Gainsbourg)

lundi 27 février 2017

Vian (1920-1959) & Gainsbourg (1928-1991) : « T’as tout dans la peau ! »

© visuel Médiathèque départementale du Nord

Dans le cadre du 19e Printemps des Poètes qui a lieu du 4 au 19 mars 2017, la Médiathèque départementale du Nord propose, en partenariat avec la nouvelle médiathèque Louis Aragon d'Auby, un spectacle gratuit de poésie-chansons consacré à ces deux auteurs majeurs du XXe siècle.

Une création originale de :

Lulu Socrate, performeuse burlesque
Jonathan Bois, accordéoniste, chanteur
Mickaël Knockaert, trompettiste et théâtre de rue

dont ce sera, d'ailleurs, la première représentation.


Samedi 11 mars à 20 h 30
Médiathèque Louis Aragon
L’ESCALE Place de la République
59950 AUBY

Renseignements et réservation :
03.27.95.26.68 ; mediatheque@auby.fr

Gratuit dans la limite des places disponibles.
Public adulte.


Hé, Ho, viendez, ok ?
Ça va être bon !



du Chant à la une !... (1958), premier album
aux chansons poético-réalistes de Serge Gainsbourg
préfacé par Marcel Aymé et chroniqué par Boris Vian lui-même
à l'époque dans Le Canard enchaîné