dimanche 13 octobre 2019

Lawrence Ferlinghetti né en 1919


« Ne crois surtout pas que la poésie ne sert à rien dans les époques sombres. »

Lawrence Ferlinghetti, extrait de Poésie, art de l'insurrection, 2007.


Fondateur de la City Lights Books et poète, Lawrence Ferlinghetti publia notamment
les auteurs de la Beat Generation.

mercredi 9 octobre 2019

Égaliser l'égalité


Le mec qui prend sa moto pour faire 800
mètres à pied

Le mec qui prend son fusil pour aller
chez le boucher

Le mec qui parle fort dans son bureau pour
que ses collègues l'entendent

Le mec qui met son plus beau costume
quand les grands patrons débarquent

Le mec qui rentre tard de réunion (qui était
avec sa maîtresse) et qui engueule sa femme
par-dessus le marché

Le mec qui te grille la priorité (avec un doigt
d'honneur ou sans)

Le mec qui te harcèle avec des propos
appuyés ou qui te met une main aux fesses
en riant

Ça peut être aussi une Femme


samedi 5 octobre 2019

Cécile Coulon poursuit sa vertigineuse ascension en poésie !

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Je ne peux pas résister à l'envie de publier ici cet extrait d'interview de Cécile Coulon figurant dans le dossier du futur «Prix de poésie des Découvreurs» 2019-2020. Extrêmement passionnant !

Cécile Coulon explique le titre de son livre : Les ronces c’est « quelque chose qui pique mais c’est aussi quelque chose à travers quoi il faut aller pour avoir des mûres [...] et j’ai aimé cette idée d’un végétal qui pouvait à la fois avoir un caractère protecteur et dangereux. L’idée des ronces et celle du poème étaient la même chose. Pour moi un poème c’est un texte à travers lequel on peut être blessé, on peut être piqué mais derrière lequel on trouve aussi de très belles choses, à propos de soi et à propos des autres. Il y avait un lien de parenté entre la nature et l’écriture, qui me plaisait beaucoup, sachant que la nature est un des grands thèmes de certains poèmes et puis il y avait également la sonorité du mot [...] il y a quelque chose de très vif dedans, de noir, de vert et ce sont des couleurs que j’aime beaucoup [...] et puis je me suis dit qu’un bouquet de poèmes pouvait aussi être un bouquet de ronces... c’est un peu absurde mais je trouvais ça très beau, et très poétique ».

Comment peut-on oser écrire un tel tissu d'évidences, un aussi gros bouquet de conneries ?


mercredi 2 octobre 2019

Les Mauvaises Langues font le coeur vermeil

les-mauvaises-langues

Les Mauvaises Langues est un très bon groupe de rock lillois qui officie, depuis une vingtaine d'années maintenant, dans le domaine de la chanson française. Des textes savoureux, du talent, de la modestie, et surtout un beau répertoire de chansons qui s'étoffe d'album en album - dont quelques-unes sont déjà des classiques chez nous - et sans doute même au-delà...

Je les ai découverts en concert pour la première fois, en 2001, au Festival des écrivains de la Villa Mont-Noir, et cela a été pour moi une vraie révélation !

Avec la sortie de ce nouvel album, j'ai retrouvé en concert (notamment sur la place d'Halluin, à la frontière franco-belge) une belle équipe de musicos unie, et des musiques entraînantes, entêtantes qui se posent parfaitement sur les textes de Philippe Moreau, leader à la voix chaude, sensible et parfois même gouailleuse...


Ce groupe festif met vraiment la banane au cœur, tout en donnant une image ensoleillée, dynamique et réjouissante du Nord-Pas-de-Calais. Ce qui n'est pas pour me déplaire...

Leur dernier album, Pourquoi, comment ?,  est sorti fin avril 2019. Après le premier titre très réussi Passager, passagère, le chouette vidéoclip du second single, Les rues de Lille, vient d'être tourné dans 
« la capitale » des Hauts-de-France, à la fois ballade touchante et hymne délicat.

Longue, très longue vie aux Mauvaises Langues qui n'en font pas des tonnes mais frappent juste en chansons !





Le site officiel du groupe

Prochain Concert des Mauvaises Langues : Jeudi 17 octobre 2019 20h au Théâtre Sébastopol de Lille.