mercredi 11 juillet 2018

Le Grand Prix de Poésie RATP 2018, peut meuh faire...

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J'ai participé au prix « Rienàtaper » pour voir et j'ai vu... Dans le jury, le chanteur Raphaël, Valeria Bruni Tedeschi, Charles Berling, et l'inénarrable, poète artisan, Bruno Doucey*.

J'ai lu les « courts poèmes », haïkus ou textes « aphoristiques » qui ont été sélectionnés et je cherche encore, parmi ceux-ci, ce qui a bien pu retenir le jury dans 95% des poèmes plébiscités... ?

J'en viens à penser que :


1) Ils ont dû jouer à la loterie, après un bon repas bien arrosé, pour opérer cette tonitruante sélection !

2) Pour établir leurs listes de présélection, ils ont sans doute dû faire appel à de futurs étudiants en Lettres qui n'avaient visiblement lu que des poèmes de Grand Corps Malade ou des « poèmes charades » ou « carambars ».

3) Seuls les apprentis poètes ou poètes débutants avaient une chance maximisée d'être sélectionnés.

En tout cas, comme je le formulais déjà sous forme de boutade dans un post publié, il y a quelques jours sur Facebook, cette initiative ne va pas réconcilier le Métro avec la poésie !

Voici le court texte calibré (« Catégorie + de 18 ans ») que j'avais envoyé :


     Explosante-fixe

Ce matin le soleil était planté
comme une ampoule électrique
au plafond
comme dans une toile surréaliste
et dessinait des traits
de lumière
sur le joli galbe de tes jambes
au-dessus de toute considération matérialiste
dans le matin couleur cerise
& oiseaux

Les gagnants du Grand Prix Poésie RATP 2018 sont ici, si vous souhaitez rigoler/déprimer un peu (rayer la mention inutile).

* (Bien qu'il soigne particulièrement son look de poète, il est quand même meilleur en tant qu'éditeur.)

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