lundi 6 mai 2019

La dernière fois...

voler-de-nuit
La dernière fois que j'ai été le plus heureux, c'était en juillet dernier. Je m'en souviens très bien. C'était précisément le lendemain du 14 juillet 2018. Je rentrais d'une promenade en bras de chemise, avec mon chien en laisse, par la rue principale, qui descend vers la maison. Le soleil venait de se coucher. J'étais seul, dans la rue, à profiter de cette quiétude. Près d'un champ de blé fraîchement coupé. Soudain j'ai entendu dans mon dos une détonation sourde, puis un sifflement aigu qui se rapprochait de moi, à vitesse grand v. J'eus juste le réflexe de m'écarter de quelques mètres avant d'apercevoir les panaches d'une fusée de feu d'artifice qui fila à quelques mètres de moi, avant de s'écraser sur le sol. Je n'en croyais pas mes yeux. Je me suis dit : « C'est pas possible... je suis dans un mauvais rêve, là. » Pivotant sur les talons, je regardais autour de moi, dans l'obscurité, pour observer d'où avait bien pu être tiré le fameux projectile. Mais tout était redevenu calme, l'espace de quelques secondes, lorsqu'un second projectile passa au-dessus de ma tête, avant d'exploser, un peu plus loin, au milieu de la route. Je n'en revenais pas. J'étais devenu la cible privilégiée d'un individu visiblement dérangé, en mal de sensations fortes. Je pressai alors le pas afin de regagner au plus vite la maison et raconter cette anecdote pour le moins incongrue à ma compagne qui, à vrai dire, s'en offusqua à peine.
Il faut dire que cela faisait un peu moins d'un an que j'habitais le quartier. Et que je n'avais pas encore eu le temps ni la chance de faire connaissance avec tous nos voisins. (Rendez-vous manqué avec l'artificier)

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